DPE du quartier Est à Carnoux-en-Provence : bâti, étiquettes et immobilier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Le quartier Est de Carnoux-en-Provence rassemble 325 DPE géolocalisés, avec une majorité de maisons individuelles et une étiquette C dominante. Ses indicateurs associent une consommation médiane inférieure à celle de la ville et un coût énergétique annuel médian estimé plus élevé.

DPE du quartier Est à Carnoux-en-Provence : bâti, étiquettes et immobilier — Carnoux-en-Provence

Le dossier énergétique du quartier Est repose sur 325 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon communal de 937 DPE à Carnoux-en-Provence. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, de comparer leurs principaux indicateurs et de dégager des repères pour une vente ou une location. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier. Il convient donc de lire les résultats comme le portrait de l’échantillon analysé, et non comme une description certaine de chaque bien. Trois éléments structurent ce portrait : la place du bâti de la période 1948-1974, une majorité de maisons individuelles et la prédominance de la classe C. Les médianes de consommation, de coût et de surface complètent cette lecture sans remplacer l’examen du logement concerné.

Un bâti marqué par 1948-1974 et une majorité de maisons

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Est)Part du quartier
A113,4 %
B3912,0 %
C15648,0 %
D7824,0 %
E298,9 %
F123,7 %
G00,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Est (Carnoux-en-Provence).

La période de construction dominante dans le quartier Est est 1948-1974 : elle représente 43,4 % des diagnostics étudiés. Au total, les logements construits avant 1975 comptent pour 43,7 % de l’échantillon, tandis que ceux d’avant 1948 n’en représentent que 0,3 %. Le bâti très ancien occupe donc une place limitée dans les données disponibles, proche de celle observée dans l’ensemble de Carnoux-en-Provence, où sa part est de 0,4 %. Les maisons individuelles représentent 54,2 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Cette composition donne un contexte utile aux résultats énergétiques, mais elle ne permet pas d’attribuer une étiquette à une époque de construction ou à un type de logement. Aucun croisement entre ces caractéristiques et les classes DPE n’est fourni.

  • Âge du bâti : les 43,4 % associés à la période 1948-1974 en font la période dominante, sans en faire une majorité absolue des diagnostics. La répartition détaillée des autres périodes n’est pas disponible.
  • Maisons et appartements : la part de maisons individuelles atteint 54,2 %. Les résultats décrivent donc un ensemble mixte ; ils ne doivent pas être présentés comme ceux d’un quartier exclusivement pavillonnaire.
  • Surface des logements : la médiane du quartier s’établit à 89 m², contre 73 m² pour la ville. Ce repère doit accompagner la comparaison des coûts annuels, sans être assimilé à une surface moyenne.

La classe C domine les 325 DPE du quartier Est

Avec 156 diagnostics, la classe C est l’étiquette la plus représentée dans le quartier Est. Elle devance la classe D, qui rassemble 78 diagnostics, puis la classe B, avec 39 diagnostics. La distribution comprend également 29 logements classés E, 12 classés F et 11 classés A. Aucun DPE de l’échantillon n’est classé G. Le profil observé se concentre ainsi principalement sur les étiquettes C et D, tout en conservant des situations énergétiques différentes selon les biens. Cette diversité importe pour interpréter une annonce : l’étiquette dominante du quartier ne préjuge pas de celle du logement proposé. De même, l’absence de classe G parmi les diagnostics analysés ne prouve pas qu’aucun logement de cette classe n’existe dans le quartier, puisque les données portent uniquement sur l’échantillon fourni.

  • Classes A et B : 11 diagnostics sont classés A et 39 sont classés B. Ces logements figurent dans l’échantillon, mais les données ne précisent ni leur âge, ni leur surface, ni leur répartition entre maisons et appartements.
  • Classes C et D : avec respectivement 156 et 78 diagnostics, elles constituent le centre de la distribution observée. Pour situer un bien, son étiquette individuelle reste plus pertinente que la seule classe la plus fréquente.
  • Classes E, F et G : l’échantillon compte 29 E, 12 F et aucun G. Les 12 logements F représentent donc l’intégralité des passoires F+G recensées, soit 3,7 % des diagnostics du quartier.

Face à la ville : 143 kWh/m²/an, mais un coût médian supérieur

La consommation médiane du quartier Est est de 143 kWh/m²/an, contre 152 kWh/m²/an à l’échelle de Carnoux-en-Provence. En revanche, son coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 202 €, contre 1 102 € pour la ville. Ces deux constats ne se contredisent pas : la consommation est exprimée par mètre carré, tandis que le coût est un montant annuel. La surface médiane plus élevée dans le quartier, 89 m² contre 73 m², constitue un élément de contexte, sans démontrer à elle seule l’origine de l’écart de coût. La part de passoires F+G est par ailleurs légèrement supérieure à celle de la ville : 3,7 % contre 3,3 %. Les indicateurs dessinent donc un bilan contrasté, et non un classement univoque du quartier comme plus ou moins performant.

Vendre dans le quartier : situer le bien parmi 325 diagnostics

Pour préparer la vente d’un logement dans le quartier Est, les 325 diagnostics offrent un contexte de présentation, mais pas une estimation de sa valeur immobilière. Une classe C correspond à l’étiquette la plus fréquente de l’échantillon ; elle ne suffit pas à établir un avantage commercial ou un prix de vente. À l’inverse, un logement F appartient à une catégorie minoritaire, avec 12 diagnostics recensés, sans que cela permette de chiffrer une éventuelle décote. La présentation du bien gagne à distinguer son étiquette, sa consommation, sa surface et son coût énergétique estimé des indicateurs du quartier. L’âge de construction mérite également d’être précisé : la forte présence de la période 1948-1974 ne renseigne ni sur l’état actuel d’un logement particulier, ni sur les travaux qui auraient pu y être réalisés.

Louer dans le quartier : interpréter le repère annuel de 1 202 €

Pour un projet locatif, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 202 € fournit un repère de quartier, et non le budget certain du futur occupant. Il ne doit pas être présenté comme la facture attendue d’un appartement ou d’une maison en particulier. La comparaison doit d’abord porter sur les données propres au logement, notamment sa surface et son indicateur de consommation, avant de les rapprocher des médianes locales de 89 m² et de 143 kWh/m²/an. Pour un propriétaire comme pour un candidat locataire, une étiquette E ou F appelle une lecture attentive du diagnostic concerné. Les statistiques fournies ne permettent toutefois ni de déterminer les travaux nécessaires, ni de conclure à la possibilité juridique de louer un bien précis. Elles décrivent un profil énergétique, sans constituer une analyse réglementaire individuelle.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente dans le quartier Est ?

La classe C arrive en tête avec 156 diagnostics sur les 325 analysés. Elle est suivie de la classe D, représentée par 78 diagnostics. Cette prédominance décrit l’échantillon géolocalisé du quartier Est, pas chaque logement qui s’y trouve. Pour vendre, acheter ou louer un bien, il faut donc distinguer son étiquette propre de cette tendance locale.

Le quartier Est est-il plus performant que Carnoux-en-Provence dans son ensemble ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Sa consommation médiane est inférieure, à 143 contre 152 kWh/m²/an, mais son coût annuel médian estimé est supérieur, à 1 202 € contre 1 102 €. Sa part de passoires F+G est également légèrement plus élevée : 3,7 % contre 3,3 %. Ces résultats ne justifient donc pas une conclusion globale fondée sur un seul chiffre.

Peut-on prévoir les dépenses d’un logement à partir de la médiane du quartier ?

Non. Les 1 202 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon, et non à une dépense garantie pour un logement donné. La surface médiane de 89 m² ne décrit pas non plus tous les biens. Pour examiner une vente ou une location, les caractéristiques et les estimations du logement concerné doivent rester la référence.

Sources officielles

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